Tout en impro au lycée de Luçon-Pétré

Deux classes de terminale Bac Professionnel, Aménagements Paysagers / Conduite de Productions Horticoles et Conduite et Gestion d’une Entreprise Agricole ont participé durant une semaine au mois de mars à un atelier de création autour de l’improvisation. Ce projet mené en lien avec le réseau art’ur, était encadré par leurs enseignantes respectives d’ESC et coaché par Denis Neyrat, comédien et arbitre de matches d’improvisation. Les jeunes se sont lancés dans des joutes verbales et des sketchs pittoresques et insolites pour offrir une soirée spectacle à toutes les classes du lycée Pétré.

De la pratique au déclic

S’initier à la pratique de l’improvisation théâtrale suppose d’avoir déjà fait un travail sur l’écoute, la coopération, la posture des corps et l’articulation. Avec une sincère jovialité, Denis Neyrat a proposé aux acteurs en herbe durant deux journées des exercices gesticulés, des jeux de cohésion et des interactions silencieuses où le regard est le cœur du processus de création.

En effet, comment rebondir sur scène et s’introduire dans une saynète avec fulgurance et agilité si l’on n’est pas concentré sur ce que font les camarades ? Le milieu de la semaine, les adolescents ont appréhendé les règles et les codes du match d’impro en assimilant un nouveau vocabulaire (mixte, à la manière de, sans parole, cocus…) et en s’exerçant à la compétition à travers des battles et des mises en scène dont le but est de construire des histoires, mais parfois de très courte durée (de 45 secondes à 4 minutes) !

Tout au long de la semaine, Denis Neyrat de L’Ins-Tangram Théâtre, les a conduits avec bienveillance à se connaître, à libérer ceux dont la carapace résistait encore et à prendre confiance en eux. Les propositions d’impro de Denis ne manquent pas d’humour et d’originalité : « La perte des os, bille en fête, panthère de salon, les tartines de mamies… » Aussi, c’est teinté de bonne humeur que la dynamique de groupe les a conduits à prendre le risque de réaliser un vrai match d’impro en direct à l’amphithéâtre du lycée le jeudi soir de la même semaine.

C’est pas la Comédie Française mais pas loin…

« Le 24 juin 2022, la Comédie Française a accueilli pour la première fois la 12ème édition du Trophée d’impro Culture et Diversité, rendant ainsi ses lettres de noblesses à cet art théâtral et à tous ceux qui aujourd’hui devenus célèbres en sont issus ( Djamel Debbouze, Blanche Gardin, Coluche …) » – Le Monde, 31/05/2022

Le lycée Pétré lui, pour sa première édition Tout en Impro, a accueilli le jeudi 9 mars 2023, Les tortillas, les aventuriers , les concurrents et les aigles, arbitrés par Denis Neyrat, qui se sont affrontés avec talent dans une impro mixte , une comparée , une sans parole et une à la manière d’un spot de pub. Les spectateurs enthousiastes ont joué le jeu des votes et des applaudissements et se sont régalés des interprétations de « Coco Michel », « Embrassez qui vous voulez, » « Attention inoffensif » et bien d’autres encore…

Cette heure de divertissement très appréciée du public aura aussi permis à nos jeunes ruraux de prendre conscience que la pratique artistique demande de la rigueur et de l’exigence et que le collectif est un atout et une force dans le vivre ensemble.

Après coups certains ont voulu témoigner à Denis, par courrier, leur reconnaissance :


« Cher Denis Neyrat
On écrit cette lettre pour vous remercier mais on sait pas quoi dire alors on va improviser comme ce que tu nous a appris… Vous nous avez enrichis par la technicité théâtrale. Vous avez tissé des liens entre les classes et avec vous même pendant cette merveilleuse semaine artistique. votre accueil était chaleureux et vos conseils nous ont apporté assurance et confiance en soi… » Axel et Xavier

« Bonjour Denis
Après plusieurs jours passés ensemble, nous avons adoré notre spectacle, tout le monde a fait des efforts de motivation et pour monter sur scène malgré notre stress durant les exercices et le spectacle.
Pendant cette semaine cela nous a vraiment permis de travailler avec les autres terminales.
Cela nous a enrichis et permis d’être moins timides, merci pour cette semaine!
Bonne continuation. » Samuel et Robin.

« Cher Denis,
…Grâce à toi, cette semaine nous a aidé personnellement à prendre confiance en nous et pouvoir parler devant un public. De plus les oraux du bac seront sûrement plus faciles. Maintenant dans les situations difficiles nous pourrons improviser pour prendre la situation en main… Léna et Thomas

En savoir +

Enseignantes ESC : celine.pelletier@educagri.fr & isabelle.batifoulier@educagri.fr

Partenariats : Région Pays de la Loire, Cie Zig La roche sur Yon, Lycée Nature, scène nationale GR La Roche sur Yon.

Intervenant : Denis Neyrat, L’Ins-Tangram Théâtre, Mail : bastier.marion@yahoo.fr

Stage TDRP autour de la filière safran, 1ère STAV, Maroc, Taliouine, mars 2023

Dessin, Soumeya

Nous pensions vivre un stage Territoire, Développement, Ressource, Produit (TDRP).

Et nous avons rencontré un peuple.

La ressource ici, ce sont les gens. Leur sens de l’accueil. Leur solidarité. Leur tranquillité, au sens où l’on dit d’une eau qu’elle est tranquille. L’eau est une problématique évidente ici. Elle vient d’en haut. Elle descend. Cela va de soi. C’est indiscutable.

Dessins, Loïs

Le retour aux règles traditionnelles des tribus semble s’imposer. Il ne faut pas tout capter en amont. Il en faut pour l’aval. D’Ilhoukarn à Tagmout. Jusqu’à Taliouine.

Aux cartes administratives se superposent les lois ancestrales, souvent orales, parfois écrites. Ce n’est pas un territoire, mais des territoires, et des temporalités, qu’il faut faire cohabiter au mieux.

La culture du safran étire ses terrasses le long des courbes de niveau, et sur les plateaux. Les murets de pierre sèches soutiennent l’or rouge. Les oliviers coopèrent. Les céréales (blé, orge) et les légumineuses (féverole) alternent dans les cultures.

La poussière que les enfants soulèvent en jouant au football jette un voile qui annonce le soir.

Cartographie sensible, Audrey.

Les élèves ont réalisé un carnet de voyage individuel. Ils avaient notamment chacun à réaliser une carte postale, une cartographie sensible, et des dessins. Nous en avons fait un carnet de voyage de classe édité en 80 exemplaires. Ils ont pu vivre en immersion 2 nuits chez des familles dans les douars (villages de montagne).

Les paysages s’affirment comme des palettes de peintre à chaque virage pris. Et les teintes changent à chaque heure, jusqu’au flamboiement du soir. Comment ne pas être spirituel ici ? Le silence accompagne nos pensées. C’est un peu comme un premier jour.

Les plis géologiques, tantôt à la verticale, tantôt à l’horizontale, animent les robes des montagnes, comme si elles dansaient pour nous.

Le thé se sert, irrémédiablement. Il coule dans nos veines, un tantinet amer, sucré, chaud. Une évidence de plaisir.

Les femmes sont là. Aussi discrètes que présentes. Fortes. Serviables. Energiques. Passant de l’ombre des tâches domestiques à la lumière joyeuse et contagieuse du hawash qu’elles semblent vouloir jouer et danser sans limite.

Un âne brait, en réponse aux aboiements du chien.

C’est peut-être cela la musique du monde.

Ou bien plutôt, c’est la musique, le coeur du monde.

Lien vers le pocketfilm réalisé par Emmanuel Devineau :

ou

Proverbes amazigh

Petit à petit, le dromadaire finit par rentrer dans la marmite

Les paroles, c’est comme du sel

Là où il y a de l’eau, il y a de la confiance

Si tu veux du miel, il faut supporter la piqure des abeilles

+ Infos:

Emmanuel Devineau

enseignant-animateur ESC Lycée Nature

La Roche sur Yon 85000

emmanuel.devineau@educagri.fr

« Jusqu’au bout… » : un projet de lutte contre le décrochage scolaire à Bel’Air.

Pas toujours facile à 15 ans de se projeter dans un métier… Pas simple non plus de construire son identité, d’affirmer ses choix et de se confronter aux autres. C’est souvent dans ce contexte de doute que s’installe le décrochage scolaire. Les premiers questionnements peuvent entraîner une baisse de motivation et par enchaînement arrivent chute des résultats scolaires et perte de confiance en soi.

Afin de prévenir ce phénomène et pour accompagner au mieux la classe de 2nd CV (Conseil Vente) du Lycée Bel Air de Fontenay le Comte , un projet d’actions a été mis en place mêlant bien-être et rencontre d’acteurs inspirants. Pour ce dernier trimestre, la classe a pu rencontrer Laurence Armanious, naturopathe (L’Aimant Terre), pour échanger sur les relations entre acné et alimentation.

Challenge photo à La Rochelle

Dans un second temps, la classe est allée une journée à La Rochelle. Après une balade sur le Vieux Port, chaque élève avait un challenge photo à réaliser dans le marché. Le but : développer son regard pour mettre en valeur des produits et des plats appétissants et sources de plaisir et de convivialité. Car c’est avant tout ça le métier de vendeur en alimentation ! Ces photos ont permis de créer un premier portfolio (https://padlet.com/ventebelair/notre-sortie-la-rochelle-iuhnwbku8xrz5tr0).

Un temps d’introduction à la sophrologie a ensuite eu lieu dans les locaux du Centre social Christiane Faure. Les élèves ont pu appréhender leur respiration et pratiquer quelques exercices de relaxation afin de pressentir l’importance de l’écoute de soi.

Enfin, après un bon pique-nique, la classe a pu visiter par demi-groupe, l’épicerie coopérative et participative « La Roch’ Coop » de Puilboreau.  D’un côté, la structure est administrée par des coopérateurs qui, en souscrivant à des parts de La Roch’Coop, deviennent propriétaire du supermarché. Ensuite, chaque coopérateur s’engage à donner 3 heures de son temps toutes les quatre semaines pour assurer le fonctionnement du supermarché : caisse, gestion des approvisionnements, mise en rayon… Grâce à ce modèle de participation active, le supermarché peut appliquer des marges plus basses que dans la grande distribution (25% sur tous les produits) tout en payant un prix juste aux producteurs.

https://larochcoop.fr/

Parallèlement, une activité d’interconnaissance a permis aux groupes de finir l’après-midi dans la simplicité et la bonne humeur. Il s’agit progressivement de développer des compétences psychosociales et de s’inscrire dans une dynamique collective.  Le projet, mené en lien avec le réseau art’ur, continuera sur l’année de 1ère TCVA afin de renforcer les notions de bien-être, indispensables pour les jeunes, et de découvrir d’autres projets inspirant en lien avec la vente et l’alimentation…

+ Infos

Camile Ruiz-Ballesteros

Enseignante-animatrice en Education Socio-Culturelle

Lycée Bel’Air -Fontenay le Comte 85

camille.ruiz-ballesteros@educagri.fr

Intervention animation à La Chaumière !

Lieu de stage pour nos élèves de la filière SAPAT, l’unité de vie ADMR La Chaumière, située tout près du lycée, accueille des résidents adultes souffrant de handicap psychique ou de déficience intellectuelle. Logés dans une « maison », les résidents sont amenés à maintenir leur autonomie le plus longtemps possible par un accompagnement qui vise à « faire avec » au lieu de « faire à la place de », une trop grande perte d’autonomie ayant pour conséquence le départ de La Chaumière.

« Faire avec » au lieu de « faire à la place de » est également un principe de base de l’animation, et c’est pour cela, et pour toute la singularité de ce lieu et des méthodes de ses professionnels, que mon choix pour la conduite de l’EP3 s’est arrêté pour la deuxième année consécutive sur ce terrain, afin de proposer aux jeunes qui arrivent dans la filière une première approche de ce qu’est l’animation par la mise en œuvre d’une action concrète, en situation réelle et dans un contexte local.

Courant janvier, nous avons exploré les enjeux de l’animation socioculturelle : ses objectifs, ses grands principes, ses métiers, ses modalités, ses espaces, ses publics, ses activités,… et nous avons défini les contours de notre projet. Leur objectif : en binôme, concevoir, animer et évaluer un atelier autour d’une activité qui les intéresse à l’attention de l’un des résidents de La Chaumière.

Fin janvier, nous nous sommes déplacés à La Chaumière afin de rencontrer les résidents (qui nous ont parlé de leurs pathologies et de leurs goûts) et les professionnels (qui nous ont détaillé le projet d’établissement). Nous avons également pu visiter les lieux dans lesquels les jeunes pourront potentiellement installer leurs ateliers.

Les jeunes ont ensuite pu commencer à concevoir leur animation en fonction de la réalité du terrain. Ils se sont questionnés sur leurs centres d’intérêt et se sont projetés afin de les mettre en adéquation avec les besoins et projets individualisés des résidents. Le fait de partir d’eux-mêmes, de ce qu’ils aiment faire, et de choisir l’objet de leur atelier, les a évidemment passionnés.

Puis, ils ont dû réfléchir à une activité précise autour de ce centre d’intérêt, avec ses objectifs, son déroulement précis et son évaluation, qui leur permettrait de le partager avec ces personnes en situation de handicap. Ils ont conçu la fiche d’activité en lien avec leur atelier, qui en détaille toutes les caractéristiques, puis ont fabriqué ou se sont procurés, les différents supports, outils, ou matériaux dont ils ont eu besoin.

Nouveauté cette année en réponse à la demande des résidents : courant mars, nous avons ensuite accueilli résidents et professionnels au lycée pour une visite de l’établissement et le partage d’un goûter. Revoir les résidents alors qu’ils avaient commencé à concevoir leur atelier, a permis aux jeunes de s’ajuster au besoin et se figurer leur intervention de manière plus concrète.

Début avril, les jeunes ont réalisé leurs interventions en deux fois, avec au programme selon les groupes : bien être, chasse aux trésors, cookies, danse, décoration de gâteau, jardinage (avec customisation du pot), jeu de l’oie (fabriqué par les jeunes), peinture (avec des éléments naturels), peinture (imitation d’œuvres), ping-pong, sablés, soin beauté. Et pour finir bien entendu, un goûter partagé.

Les jeunes ont pu confronter leur projet au réel et s’adapter aux imprévus d’une rencontre, tout en faisant l’expérience de l’enjeu central de l’animation qu’est la relation. Les moments passés ensemble, à « faire ensemble », étaient intenses. L’entièreté et les rires des résidents resteront gravés dans les mémoires de nombreux jeunes de 2SAPAT.

Entre les deux interventions, les résidents ont trépigné d’impatience dans l’attente de notre retour et ont ensuite manifesté leur déception de devoir attendre un an avant le retour de Bel Air à La Chaumière. Les encadrants y sont totalement favorables ; en effet, ils ont eux aussi beaucoup apprécié le travail des 2SAPAT (ils ont jugé les groupes bien préparés et très soudés), communiquent régulièrement en interne à propos du projet et jugent essentiel de contribuer de cette manière à leur formation.

Une bourse aux vêtements d’enfants à Bel Air !

Contrairement à ce qui se fait sur les grandes communes environnantes, il n’y a pas de bourse puériculture à Fontenay-le-Comte. En en organisant une à Bel Air avec les 2SAPAT dans le cadre de leur SDD (Stage Santé Développement Durable), nous avons comblé ce manque, animé le territoire, mené une action sociale et contribué au développement durable.

Pour ce faire, nous nous sommes inspirés de plusieurs bourses se tenant sur des territoires proches, et tout particulièrement de la bourse organisée depuis des années par le centre social Le Kiosque à Benet. Caroline Richard, en charge de l’évènement, est d’ailleurs venue intervenir au lycée afin de discuter avec nous des enjeux d’un tel projet et de nous livrer ses astuces pour le bon déroulement des opérations. Une bourse n’est pas un vide-grenier : les déposants nous laissent leurs vêtements, nous organisons la vente, et ils reviennent chercher leurs invendus et leurs gains.

En amont, nous avons réalisé une affiche transmise à tous nos partenaires en lien avec la petite enfance et conçu tous les documents nécessaires à l’organisation envoyés aux déposants au fur et à mesure qu’ils nous contactaient.

Le jeudi 11 mai, nous avons accueilli les 26 déposants et pris en charge leurs 1 400 vêtements d’enfant que nous avons ensuite triés par âge. Nous avons également créé une signalétique « petite enfance ».

Le vendredi 12 mai, nous avons organisé les trois salles de vente par âge en fonction des quantités déposées (0 -> 2 ans, 3 -> 9 ans, 10 -> 16 ans), bien trié et plié les vêtements sur les tables et installé la signalétique.

Le samedi 13 mai, nous avons accueilli une quarantaine de personnes, souvent accompagnées de leurs enfants ou petits-enfants. Dans les salles de vente, nous avons replié le linge progressivement et renseigné les personnes. A la caisse, nous avons retiré et trié les étiquettes par déposant. Nous avons vendu 229 vêtements (soit 16% des dépôts, ce qui est légèrement au-dessus de la moyenne dans les bourses).

Le lundi 15 mai, nous avons trié et replié les invendus par déposant et calculé les gains de chaque déposant (moins 10 %). Nous avons rédigé un bilan personnel et ce bilan commun que vous lisez. Le soir, nous avons de nouveau accueilli les déposants pour leur rendre leurs gains et leurs invendus.

Tout au long de l’évènement, nous avons reçu de nombreux commentaires très positifs et plusieurs personnes nous demandaient déjà les dates de la bourse automne-hiver et d’ouvrir aux objets de puériculture.

Nous sommes ravis d’avoir pu leur permettre à tous de gérer leurs vêtements d’enfants de manière économique (aux vendeurs de récupérer un peu d’argent et aux acheteurs de s’équiper à bas prix) et écologique (aux vendeurs de ne pas jeter et aux acheteurs de ne pas surconsommer).

C’était aussi un riche moment de lien social, au cours duquel les personnes échangeaient, ainsi qu’une belle occasion de présenter notre filière et notre projet, et enfin de recevoir nos familles aux lycée.

Les 2SAPAT de Bel Air

Réalisation d’un graf sur un mur du lycée Olivier Guichard à Guérande.

Fraichement arrivée au Lycée Olivier Guichard en janvier et découvrant l’ESC, j’ai entamé une séquence autour du graff, de son histoire, et plus globalement de l’histoire du hip-hop et du rap. On a commencé doucement en apprenant à graffer son prénom. Les élèves de cette classe de 1AP ayant pris goût au feutre et à l’exercice, c’est en commun que l’on a décidé d’aller plus loin « Pourquoi on fait pas un vrai graff dans le lycée??? ».

Après accord du proviseur, choix du mur et mesures de ce même mur (8m x 3,20) le projet a donc été enclenché, les élèves ravis: « On va vraiment faire un vrai graff??! »

Le choix du graffeur s’est porté sur Ludovic, DB’Z artiste de Rennes.https://www.db-zartiste.bzh/

Chacun se devait d’apporter sa pierre à l’édifice, un l’occurrence une esquisse, ayant bien insisté sur la notion de « collectif ».

Les différentes sections du lycée ont également trouvé leur place sur ce graff, l’aquaculture, l’horticulture, la mécanique. Les esquisses terminées, je les ai assemblées et envoyées au graffeur qui a réalisé le dessin final, et ce après plusieurs échanges afin de bien respecter les couleurs, et les désirs de chaque élève.

En parallèle, nous avons travaillé sur l’histoire du graff, des premiers dessins des murs des cavernes jusqu’aux graffeurs de l’extrême en passant par le métro new-yorkais. Cette séquence était donc l’occasion de mieux comprendre plus globalement la culture hip-hop, et le rap, l’histoire, son contexte, son évolution.

L’objectif était également de se retrouver autour d’un projet collectif (évalué dans le cadre de l’épreuve C.1.3) et valorisant pour une classe qui ne fonctionne pas toujours très bien…

Les élèves ont adoré cette journée, se sont entraidés, « une journée de ouf madame! »

+ d’infos: Laurence Courbot, enseignante ESC – Lycée Olivier Guichard- Guérande

laurence.courbot1@educagri.fr

Quelques finitions….

Et voilà le travail!

Chaque groupe de 2 ou 3 attend son tour patiemment pour bomber!

Les échelles sont sorties pour graffer le haut du mur..

Les élèves tous présents à 8 heures pile, aucun retard! Les masques sont distribués, les bombes prêtes à l’emploi et après quelques conseils donnés par Ludovic le graffeur, les élèves attaquent le remplissage de leur dessin.

Le mercredi soir, 10 mai, veille de la réalisation de la fresque, le graffeur DB’Z originaire de Rennes, prépare le mur à la nuit tombée à l’aide d’un rétro projecteur. Il projette le travail des élèves et graffe rapidement les contours.