Un parcours d’Education Artistique et Culturelle riche et varié

Après deux années difficiles liées à la Covid, cette année, l’Alesa Espace a souhaité remettre en place un véritable parcours de découverte culturelle, et poursuivre son offre d’initiations à la pratique artistique.

Arts du cirque et Opéra

Grâce au soutien de nos deux principaux partenaires historiques sur le territoire, le théâtre Onyx de Saint Herblain, scène conventionnée Arts du cirque, et Angers Nantes Opéra, le Collectif de l’association a proposé une programmation riche et éclectique à ses adhérents tout au long de l’année. Objectif : faire découvrir aux jeunes des formes de spectacle vivant auxquelles ils ne sont pas habitués par la fréquentation régulière de structures culturelles proches, leur offrant ainsi un véritable parcours artistique.

Le cirque à l’honneur

Loin de leurs représentations initiales, les spectacles que nous sommes allés voir à Onyx ont bouleversé le regard qu’ils portaient sur les arts circassiens. Warning, par la compagnie Cirque Inextremiste, les a fortement marqués, à la fois par la performance d’équilibristes, mais aussi par l’implication du public dans le spectacle, qui amène à s’interroger sur le rôle du spectateur dans la création. Le PuitS, par la Compagnie Jupon, mêlant théâtre et acrobaties sur paroi lisse de cinq mètres de haut, a été un autre temps fort. Seul regret, l’annulation de certains spectacles, à cause de la météo (Les Fauves, Cie EA-EO prévu sous chapiteau) ou bien des mouvements sociaux liés à la réforme des retraites… Espérons que les conditions nous soient plus favorables l’an prochain !

L’Opéra impressionne !

Que ce soit par la découverte du lieu en lui-même – beaucoup n’avaient jamais mis les pieds à l’opéra Graslin, les décors et la scénographie, mais aussi et surtout par la puissance du chant, les jeunes ont pu apprécier tout ce qui fait la richesse de cet art. Zaïde, opéra inachevé de Mozart, ou bien encore Café Liberta les ont ainsi embarqués dans l’univers de l’art lyrique.

Des ateliers de pratique artistique variés

Encadrés par les enseignants d’ESC, mais aussi par des Assistants d’Education, divers ateliers ont été proposés tout au long de l’année : dessin, réalisation de fresques en peinture dans le Foyer, céramique, linogravure, photomontage, lightpainting… Il y en avait pour tous les goûts, et chacun a pu laisser s’exprimer sa créativité !

Christian Beaudrier / Thierry Cussonneau, enseignants d’Education Socio-Culturelle

christian.beaudrier@educagri.fr

thierry.cussonneau@educagri.fr

NTA Jules Rieffel

ANOMOPOETIQUE

Création avec ZUR au Lycée Agricole de Château Gontier

Pour la troisième fois, le Lycée des Métiers de l’Agriculture a invité le Collectif ZUR (Zone Utopiquement Reconstituée) pour mener une expérience artistique sur son site.

Le projet intitulé «  ANIMOPOETIQUE » a proposé un espace et un temps de création commun entre des élèves de la classe de terminale « Technicien Conseil Vente en Animalerie » et ces artistes protéiformes autour de la relation homme/animal.

Le point d’appui de ce projet était donc cet univers connu ou pensé du monde animalier et la relation que les apprenants, et les hommes en général entretiennent avec lui.

Cette question a rapidement été prise en compte par les participants qui ont réalisé six installations.

Dans une première pièce, trois élèves ont présenté une installation vidéo évoquant les menaces que font peser les hommes sur la faune et la flore. Cela prenait tout d’abord l’apparence de maquettes posées sobrement sur des tables, qui s’animaient par des projections vidéo miniatures d’hommes chasseurs intégrées dans celles-ci. Sur d’autres, une lumière et une ventilation transformaient ces maquettes en une animation vivante et inquiétante d’un ours voguant sur un bout de banquise. Une troisième, d’aspect inoffensif au premier abord, semblait s’embraser magiquement par une nouvelle projection vidéo. Le monde miniature se mettait à brûler.

Dans une seconde pièce, les « uns » se présentaient sous forme de visages hybrides. Au mur étaient projetées des superpositions des visages d’élèves et de leur choix d’animal totem. Dans cette même pièce, un homme de Cro-Magnon, peut être encore animal, était mis en mouvement par une projection miniature sur un écran de sable. Le public était sollicité pour participer à cet étrange univers.

Dans la pièce du dessus, et toujours dans le foyer socio-culturel transformé pour l’occasion, il y avait une cage. Le public attendait, puis la cage se levait et s’ouvrait. C’était alors la liberté, mais aussi l’effroi, l’explosion, de joie, de peur… La vie ou la fuite, le calme et parfois la tempête. Le public était émerveillé, médusé, et interloqué.

Dans la pièce suivante, Monsieur Steeve et ses acolytes recevaient le public dans un espace digne du salon de la voyance. L’œuvre d’art ici avait pris la forme d’une action ludique et poétique. On proposait au visiteur de résoudre des énigmes sur les régimes alimentaires animaliers ou d’essayer de reconnaître des élèves cachés sous des trais d’animaux.

Dans une atmosphère plus froide et très épurée, des personnages aux têtes de poissons recevaient le public en leur expliquant leurs recherches. Ils analysaient l’homme et ses rêves, et prenaient des notes sur celui qui avait désormais pris place dans de grands aquariums.

Tout près d’eux, un autre homme courrait dans une roue de hamster, grâce à une projection miniature ici aussi.

Enfin, le spectateur était charmé par l’ambiance tropicale installée dans l’amphithéâtre. Il était invité par un doux bruit de cascade et de magnifiques projections végétales et d’oiseaux sur les parois du grand espace à se relaxer à l’écoute des sons séduisants enregistrés dans l’animalerie du lycée. Mais à un moment donné, le visiteur dans son passage se retrouvait sans y prendre garde dans une cage et faisait face à des oiseaux en liberté.

L’action artistique a engendré une mise à distance, et consciemment ou pas, les élèves ont renversé la cage à oiseaux, vidé les aquariums et pris les traits d’un animal Totem… Derrière l’aspect séduisant des œuvres, se tramaient donc des questions liées à leur future activité professionnelle. Quid du commerce animalier, de l’exploitation animale, de la disparition d’espèces et de la connaissance encore infime du monde animal ? Les questions auront été partagées, évoquées, discutées.

Les expériences concrètes comme celle-ci permettent une découverte marquante et un apprentissage de qualité. Le résultat visible et partagé en fin de résidence des artistes a séduit les spectateurs.

Les témoignages de « plaisir », de « fierté » et de « satisfaction » exprimés par les jeunes ainsi que le niveau atteint à leur examen (la moyenne est de 16/20) sont aussi de précieux indicateurs de cette réussite.

L’ensemble de la collectivité du lycée ainsi que le public extérieur sont venus voir et participer à ces installations.

Cela restera un moment fort, et prolongé grâce à la réalisation d’un documentaire mené conjointement en EIE communication avec cette même classe et leur enseignant d’informatique, ainsi que grâce à la venue du photographe Jef Rabillon dont on peut retrouver les images ici : Animopoetique

« ANIMOPOETIQUE » a reçu le soutien de la DRAC et de la DRAAF Pays de la Loire, de la Région Pays de la Loire, du Ministère de l’Agriculture.

Il a été mené dans le cadre des actions du Réseau Art’ur.

Il a bénéficié du soutien matériel de l’Atelier « Ciné-son » de Château Gontier.

Anthony BERNARD

Enseignant-animateur ESC

anthony.bernard@educagri.fr

artistes intervenants

Collectif ZUR

ARBORESCENCE

La rencontre de Fabrice Hyber avec les élèves de CAPA Production horticole 1ère année du lycée Luçon Pétré en Vendée

Dans le cadre d’une convention entre la Fondation Cartier située à Paris et l’artiste plasticien Fabrice Hyber, les élèves de CAPA 1 Production Horticole ont participé à un projet pédagogique d’éducation artistique articulé autour de l’exposition de l’artiste. Cette dernière, intitulée La Vallée, a eu lieu de décembre 2022 à avril 2023 à la Fondation Cartier. L’approche de l’artiste permettait de questionner notre rapport à la nature, en mêlant des questionnements scientifiques, biologiques ou encore botaniques.

Visite des ateliers de l’artiste à Mareuil sur Lay en Vendée et séjour à Paris

Fabrice Hyber étant d’origine vendéenne, il a accueilli les élèves une demi-journée en janvier 2023 dans ses ateliers. Les élèves ont pu également explorer la Vallée, ferme et espace forestier appartenant à l’artiste. Un atelier d’expression plastique a clôturé la sortie.

En février 2023, un séjour à Paris a été organisé par l’équipe pédagogique. Lors de ce séjour, les élèves ont visité le parc de l’école d’horticulture du Breuil faisant, elle aussi, partie du projet avec l’artiste et la Fondation Cartier. Ils ont ensuite suivi une visite commentée de l’exposition de Fabrice Hyber, La Vallée, à la Fondation, ainsi qu’une visite du jardin réalisée par le jardinier. La journée à la Fondation s’est terminée par un atelier plastique sur la thématique de l’hybridation entre l’Homme et le végétal.

Des médiums pluriels pour explorer la relation entre l’Homme et le végétal

Trois séquences en lien avec le travail de l’artiste ont été menées en ESC. Les élèves ont tout d’abord réalisé un autoportrait en s’inspirant des 4 saisons d’Arcimboldo afin d’aborder le thème de l’hybridation. Puis, ils ont réalisé une production plastique à l’aide de végétaux glanés en amont. Pour finir, ils ont conceptualisé puis créé un mini-jardin, en s’inspirant de l’esthétique des jardins à la française, à l’anglaise ou du jardin japonais.

Une sortie pédagogique a été organisée au théâtre le Grand R de La Roche s/Yon. Les élèves ont vu une pièce intitulée Nos jardins – Histoire(s) de France d’Amine Adjina et Emilie Prévosteau. La pièce traitait du jardin ouvrier et potager en accentuant sur l’importance de maintenir des espaces naturels en ville.

Des rencontres humaines, culturelles et artistiques …

Ce projet mené en lien avec le réseau Art’ur a permis aux élèves de CAPA 1 PH de s’engager dans un projet articulé autour d’un questionnement sur les relations entre l’Homme et la nature, plus précisément sur les usages et les interventions de l’artiste, du paysagiste ou encore du jardinier dans le paysage.

Les sorties et le séjour à Paris leur ont permis d’appréhender les codes sociaux attendus dans les lieux culturels et de vivre des moments ensemble. Ces derniers ont été également la possibilité pour les élèves, de se questionner et d’interroger différents interlocuteurs (enseignant.e.s, artiste, jardiniers etc.). Durant chaque sortie, ils ont eu un atelier d’expression personnelle, plus ou moins libre. Ces derniers ont été souvent suivis de moments de communication spécifiques tels que des temps de verbalisation, d’échange ou de présentation où ils ont pu expliciter leurs choix plastiques.

Par ailleurs, une exposition de leurs travaux a été réalisée dans le CDI du lycée Pétré au mois de mai 202. Les élèves de CAPA ont présenté leurs travaux, les sorties et le séjour à Paris à d’autres élèves de l’établissement. Fabrice Hyber, Eugénie Cottet chargée des programmes pédagogiques à la Fondation Cartier étaient également présents.

Plusieurs moments de partage avec Fabrice Hyber ont pu avoir lieu. Ce dernier est d’ailleurs venu voir les élèves dans leur classe. Cela a été l’occasion pour eux d’avoir un temps d’échange privilégié autour de son métier et de sa pratique et de lui faire visiter leur lycée et l’exploitation horticole.

Pour valoriser le projet, nous avons été filmés par la production Lumento durant les différents temps forts qui ont ponctué l’année. Ainsi, un film documentaire devrait sortir en janvier 2024 et sera certainement diffusé sur France 3 Télévision.

Sans doute, d’autres échanges avec l’école du Breuil se poursuivront et les partenariats seront étendus à d’autres filières du lycée telle que la filière Aménagement Paysager.

La Vallée située à Mareuil s/Lay à 20 km du lycée Pétré, nous donnera l’occasion de poursuivre des actions.

Ce qu’en disent les jeunes

J’ai été à Paris pour la première fois !” Laura

Je n’avais jamais dormi à l’hôtel ni fait de bateau-mouche.” Mahé

J’ai aimé voir les œuvres de Fabrice Hyber et connaître les origines des œuvres.” Clément

J’ai bien aimé dessiner et apprendre à faire les bonzaïs.” Melvin

J’ai découvert ce que c’était une grande ville.” Raphaël

J’ai appris à utiliser mon imagination, j’ai aimé les cours, on a bien rigolé.” Leny

J’ai aimé me balader dans les bois et voir le bébé mouton qui venait de naître.” Sullyvan

En savoir +

L’artiste Fabrice Hyber : https://www.hyber.tv/

Partenaires et soutiens financiers

La Fondation Cartier https://www.fondationcartier.com/

L’école du Breuil https://www.ecoledubreuil.fr/

Lumento production https://www.lumento.fr/

Théâtre le Grand R https://www.legrandr.com/

Lycée agricole Luçon Pétré https://lyceepetre.fr/ https://www.facebook.com/lycee.agricole.petre/?locale=fr_FR

+ d’infos

Noémie Leclerc, enseignante d’Éducation Socioculturelle au lycée Luçon Pétré. noemie.leclerc@educagri.fr

Une œuvre collective à la Germinière – Le Mans

Amélioration du cadre de vie des apprenants à travers la création d’une œuvre collective.

Les élèves de la classe de terminale professionnelle agro-équipement se sont engagés dans un projet mêlant pratique artistique et nouvelle façon d’habiter l’établissement.

Forts de l’expérience de leurs prédécesseurs ayant travailler sur la thématique de l’architecture scolaire, ils ont réalisé un chantier d’appropriation et d’embellissement de « l’espace café » du lycée. La classe a mené une réflexion conceptuelle sur l’influence des espaces sur le climat scolaire et s’est ensuite saisie d’un lieu trop souvent délaissé.

En collaboration avec le collectif MOJITO FRAISE (Laura VILLEDIEU et Mathilda CONVERSY), street artistes mancelles les élèves ont entamé un réel travail de conception d’espace. Premièrement engagés dans une recherche thématique, la classe a choisi de mettre en valeurs, en s’inspirant du travail des artistes, les filières présentes au lycée.

Réelle ouverture sur la pratique artistique, le travail d’éducation artistique au street-art a permis de dresser un pont entre la ruralité et le territoire urbain local, alors riche de nombreuses œuvre murales (Festival Plein Champ – Le Mans 72)

Ce chantier collaboratif a permis aux élèves d’appréhender différemment le fait d’habiter un lieu, de participer à sa transformation et de s’ouvrir aux arts urbains. L’empowerment des apprenants, en tant que fil rouge du projet, a été développé tant par la méthodologie coopérative que par les projets de valorisation médiatiques menés en autonomie part les élèves (contacts presse, interviews, passages radio…)

Toute la classe était «  fière de participer à cet embellissement. Cette expérience nous a fait découvrir un autre univers et sortir de notre zone de confort ​ ».

Ce projet, mené en lien avec le réseau art’ur, a reçu le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Guilhaume CHEVALIER,

Enseignant -animateur ESC, LEGTA Le Mans

guilhaume.chevalier@educagri.fr

+ Infos

Collectif Mojito Fraise

Festival Plein-Champ– Le Mans

L’EIE Laïcité chez Pisani…

A cette rentrée 2022, les 2ndes pro avaient dans leur référentiel un nouvel EIE sur la laïcité. A Pisani, l’enseignante d’Histoire-Géo avait 15h d’EIE, en ESC et en TIM nous devions l’accompagner à hauteur de 10h…

Dès le mois de juin, nous avons élaboré une trame, un bidule !!! Le But : aboutir en décembre à une production, si possible visuelle et visible sur le sujet, dont les élèves pourraient être fiers.

Par groupe de 3 ou 4, les élèves des classes, (NJPF) Nature Jardin Paysage Forêt , (CGEVV) Conduite et Gestion des Entreprise Viti-Vinicole et (SAPAT) Services aux personnes et animation des territoires ont choisi un personnage célèbre qui pourrait être une figure de proue de la laïcité dans différents domaines (sciences, littérature, histoire, sport…) puis ils ont traduit cela par un portrait qui devait être ensuite collé sur les portes des salles de classe.

Les images ont été numérisées, puis agrandies à la taille des portes et emmenées chez un imprimeur. Une fois les B à T (Bons à Tirer) signés, les fichiers des silhouettes en noir et blanc ont été imprimés en stickers.

Chaque groupe a complété son travail par un cartel donnant les grandes lignes de la biographie du personnage.

La pose fut délicate ! Mais le résultat est très esthétique !

Le 9 décembre a été l’occasion pour chaque groupe de présenter son personnage célèbre devant les autres classes qui déambulaient et s’arrêtaient à chaque porte.

C’est une trace très esthétique, et très intéressante de cet EIE. Cela a été un beau moment où les ‘’nouveaux’’ de 2nde dès le mois de décembre se sont sentis valorisés devant les grands. Ils ont tout de suite pris leur rôle au sérieux au sein de l’établissement, devant les autres élèves, les enseignants et tous les membres de la communauté éducative qui les ont vivement félicités du travail accompli.

C’est une belle réussite quant à la confiance en soi, la prise de parole, le respect et l’interconnaissance entre pairs !

Il nous reste des portes vierges… Donc dès septembre 2023 nous renouvellerons l’expérience de ce projet mené en lien avec le réseau art’ur !

Le 9 décembre 2022 : une présentation à tous les élèves du lycée de la démarche du projet!
Les 50 élèves de 2ndes

Virginie Jadeau ESC Pisani

virginie.jadeau@educagri.fr

Pas un nouvel article sur la semaine artistique de term pro !!!!!

Ben non.

Je ne vais pas vous faire un résumé d’une super semaine autour de la culture hip-hop. Mais je vais souligner la fonction cathartique de cette pratique !

Cette année, thématique de la culture hip-hop à Pisani du 20 au 24 mars. Deux pratiques proposées : graf (sur les murs du foyer) et Rap (par groupes de 3 ou 4).

Les élèves des 2 classes de term Bac Pro (AP, SAPAT et VV) ont abouti à produire 11 morceaux, selon la production choisie (style de musique choisie) et selon la thématique qu’ils voulaient aborder.

Ils sont allés de l’écriture à l’enregistrement.

Cette semaine a été l’occasion d’un vrai moment d’expression personnelle, l’art a aussi ce rôle, le Rap évidemment à notre époque.

Anton, qui après avoir couché sur le papier, avoir dit et enregistré, s’est ouvert aux autres. Comme si après avoir ‘’craché’’ son ressenti, son mal-être, il avait débloqué son empathie, ses capacités à être à l’écoute et pouvait enfin répondre, interagir avec le monde.

Oui cette fonction de l’art est vraiment de mise de nos jours à travers la création du Rap. Combien d’artistes parlent de leur quotidien, de leurs rêves, leurs déceptions… Ces paroles touchent nos jeunes, résonnent dans leur fors intérieur.

Le Rap est suffisamment ancré dans le quotidien pour que les jeunes s’en emparent et osent !

Alors évidemment cela peut nous ‘’heurter’’, nous, adultes pour ne pas pas dire vieux ! Leurs pulsions sur le sexe, l’argent, l’alcool, la drogue peuvent nous sembler déplacées, voire malsaines…

C’est, je pense, la preuve de la vivacité de cette forme d’expression. C’est rassurant pour nous, de constater que nous sommes capables de proposer, d’impulser de telles propositions d’éducation artistique et socio-culturelle que nos élèves s’approprient et construisent eux-mêmes et pour eux-mêmes !

Soyons dépassés par nos projets !

Virginie Jadeau

ESC Pisani

virginie.jadeau@educagri.fr

Dans un tour de mains

Durant l’année scolaire 2022-2023, le projet « Dans un tour de mains »  a  impliqué différentes classes du Lycée Professionnel Agricole du Grand Blottereau dans une exploration des métiers de l’artisanat d’art.

Dans le cadre des modules d’éducation socio-culturelle, et de temps pluridisciplinaires dédiés, les élèves et étudiants ont rencontré des professionnels et découvert leurs productions et créations, leurs outils et savoirs-faire.

Accompagnés par Mathilde le Retif, artisane joaillière, les élèves de Terminales Bac Pro Productions horticoles se sont initiés à différents processus de  fabrication de bijoux.

Associés à des recherches en histoire de l’art sur « le bijou à travers les âges » et  sur les bijoux « d’inspiration végétale », les ateliers de pratique proposés à la classe, ont été l’occasion de manipuler différents matériaux et outils, d’apprendre du vocabulaire spécifique et d’expérimenter des techniques dans le cadre d’une démarche de création.

En collaboration avec la photographe Anne-Pierre Gaignon, invitée à capter l’ambiance des séances ateliers, les bijoux réalisés par les élèves ont été scénographiés. Un livret illustré restitue cette expérience d’immersion et de transmission. 

https://www.calameo.com/books/00724877664d5524bfa19?authid=nqUhsYE66FAg

Accompagnement artistique et technique.  Mathile Le Rétif, « Aime.Elle.Air » artisane joaillière

Photographies- Reportage ateliers et scénographie des créations : Anne-Pierre Gaignon  Studio photographie

Pilotage du projet, concept et accompagnement pédagogique : Claire Pailharey enseignante animatrice éducation socio Culturelle LPA du Grand Blottereau-Module MG1

Ce projet mené en lien avec le reseau art’ur a reçu le soutien du Conseil Régional.

Création partagée – Le projet Exodanse – Parcours Bleu

Contribution de la classe de Terminales Aménagements Bac Pro du Grand Blottereau au projet « Exodanse – parcours bleu »  porté par le collectif d’artistes 1.5

Ce projet de collaboration s’inscrit  dans un dispositif de création partagée et s’articule autour de parcours en mouvement ponctués de performances, de rencontres et d’évènements publics divers.

L’objectif de ces parcours est de nous faire prendre possession de nos rues, tout en révélant le potentiel créatif des espaces publics et en questionnant, à travers le mouvement, les transformations urbaines du territoire. 

Après  plusieurs séances de médiations culturelles à la découverte d’œuvres contemporaines issues du Fond Régional d’Art Contemporain et du Voyage à Nantes, les élèves de Terminales ont travaillé  au côté de l’artiste scénographe Ariane Chapelet sur des projets d’installations urbaines.

En s’inspirant des démarches artistiques de Peter Fischli et David Weiss, Calder, Andy Goldsworthy, Erwin Wurm,  Willy Doner… les élèves ont été Invités à  interroger la place du danseur et du spectateur dans l’œuvre et à jouer avec les notions d’équilibre, de mise en espace et de parcours.  

Après avoir défié différentes consignes créatives, les élèves ont conçu des constructions en volume -versions à petite échelle – d’installations fabriquées in situ avec les habitants du quartier à l’occasion du festival Exodanse.

Ce travail de recherche a donné lieu à des séances d’expérimentations de différents supports et matériaux issus des univers du jeu et de l’architecture en partenariat avec l’Ardepa et la Maison des jeux de Nantes.

Les maquettes et recherches des élèves ont été exposées au public les 10 et 11 Juin sur l’esplanade de la Maison de quartier de la Bottière dans le cadre du festival de danse, musique et poésie EXODANSE-parcours bleu.

Projet artistique initié et piloté par le collectif Unpointcinq

Accompagnement artistique sur le LPA: Ariane Chapelet scénographe

Accompagnement pédagogique et coordination du projet sur le LPA du Grand Blottereau par Claire Pailharey enseignante animatrice ESC- dans le cadre du module MG1 en lien avec le réseau art’ur.

Autour du projet:

« Pleurer la terre »

Un projet mené avec la classe de terminale Bac Professionnel Technicien Conseil Vente Qualité en Produits Alimentaires

La dimension artistique – Mise en scène d’une catastrophe naturelle.

Comment interpeler les jeunes sur la question de l’environnement ?

Comment interpréter cette forêt qui brule, le manque d’eau, nos déchets ?

Une exposition s’invite au lycée : Dessine-moi l’écologie – Cartooning for peace.

Les élèves ont observé les différents panneaux de l’exposition. L’objectif était de les sensibiliser aux grands problèmes de société par le biais d’observation de différents dessins de presse.

Ils se sont interrogés sur le terme écologie, sa définition et ont évoqué le mouvement en faveur de la protection de la planète. Puis, ils se sont questionnés sur notre rôle.

« Si chaque être humain fait une chose, si petite soit-elle, ce sera toujours mieux que de ne rien faire. »

La rencontre avec la terre ; l’argile naturelle.

  • Première rencontre : Définir le contenu et la forme de la performance.

L’enseignante d’ESC a proposé aux élèves une activité en deux temps ; découverte de la terre et une création. Ce projet doit aboutir à la création d’un objet personnel. Chaque jeune a créé une Terre, ainsi qu’un oiseau.

La matière première : l’argile naturelle. L’argile est pétrie, modelée. La poignée d’argile se transforme puis, lentement elle prend la forme désirée par l’élève. Je répétais que cette technique autorise l’erreur. Le «ratage» n’existe pas, on refait une boule et on recommence. À tout moment, nous pouvons enlever ou bien rajouter de la matière, dans l’objectif d’améliorer notre objet.

Elodie : « J’étais très impliquée dans ce projet car cela m’a beaucoup plu de manipuler l’argile et d’avoir des conseils de quelqu’un, cela a développé notre imagination ». Manon : « J’ai aimé travailler la terre, faire une Terre et un oiseau bizarre ! »

  • Le musée de Malicorne

Découverte du Musée de la faïence et de la céramique de Malicorne. Les jeunes ont participé à une visite guidée du musée.

Puis, ils se sont dirigés vers l’atelier. Lors de cet atelier, ils ont fabriqué des animaux avec la médiatrice, qu’ils positionneront dans un milieu « naturel ».

  • Le temps fort : l’intervention de Pascal Drouard.

Après un travail en classe sur l’histoire de la photographie, les différentes techniques, les élèves ont rencontré l’artiste Pascal Drouard. Il nous a présenté son travail, ses projets artistiques. Ensuite, il nous a présenté le travail de différents artistes (Vincent Bousserez, Patrick Tosani, Lorenzo Vitturi et Sarah Ritter), en rapport avec nos futures créations.

La pratique : une initiation technique.

L’objectif était la prise de vue technique (macro, ras du sol, plongée, contre-plongée). Les photographies produites ont ensuite fait l’objet d’une relecture par Pascal Drouard. Cette initiation esthétique à la lecture d’image aide les élèves à développer leur esprit d’analyse en leur donnant des clés de lecture de leur propre production.

Puis le questionnement : comment sensibiliser, par l’image, aux problèmes de notre planète ?

1. La création du décor. Comment j’imagine une forêt qui brule ? Comment représenter la fonte des glaces, le manque d’eau, le problème des déchets ?

– Les jeunes ont commencé à imaginer, à dessiner leur projet.

  • Angélina : « J’ai mis un fond gris en peinture, ma planète sur une écorce brulée. Il manquait quelque chose, on a rajouté de la fumée, et un oiseau sur la Terre, pour montrer que lui et la couche d’ozone aussi prenaient feu »

2. Les prises de vues : les élèves ont travaillé à partir de différents angles, de la lumière, … Les photographies produites ont fait l’objet d’une relecture par Pascal Drouard.

3. Choisir, se décider entre une ou plusieurs photographies. Cette étape est compliquée. Pascal Drouard les a aidés dans cette démarche de lecture et de critique à la lecture de leurs images. Il leur a donné des clés de lecture en lien avec la création artistique proposée.

Un extrait des créations ;

Angélina : « Le hérisson sur le bois brulé montre qu’il est un survivant des flammes et qu’il espère que cela change… »

Morgane : « Je trouve important d’apprendre qu’il faut arrêter de trop polluer et de jeter les déchets n’importe où .;»

Mots des élèves ;

Enzo : « La présence de Pascal était super, il a su nous conseiller et nous encourager, il est très professionnel et on ressent qu’il aime son métier ! »

Sarah : « Nous avons passé un bon moment tous ensemble, on s’entraidait, on avait une bonne cohésion. Et je trouve que cela m’a fait réaliser à quel point la Terre ne va pas bien et qu’il faut faire quelque chose. Je trouve cela bien qu’on ait fait ce projet car nous, les jeunes, je trouve que des fois on se rend pas compte des choses et là j’ai pris conscience des choses ! »

Remerciements

L’ensemble des élèves remercie la DRAC et la DRAAF dans le cadre de la convention « Culture-Agriculture en Région Pays de la Loire », la Région Pays de la Loire et le Ministère de l’Agriculture, ainsi que le réseau d’Actions Culturelles art’ur pour leur soutien.

Plus d’infos,

Laetitia Bois, Enseignante ESC, LPA André Provots, Brette-les-Pins

laetitia.bois@educagri.fr

Mr Pascal Drouard, artiste photographe, Allonnes

pascal.photo@wanadoo.fr

Une Radio l’Agricampus de Laval!!!

Goooood Morning Laval !

Rentrée scolaire 2023 dans une salle de l’Agricampus de Laval …

21 élèves de 1STAV découvrent (plus ou moins) l’ESC et le projet qu’ils vont faire vivre cette année : la RADIO !

  • Avant toute chose …

Nous faisons un état des lieux de leurs pratiques culturelles, communicationnelles, informationnelles. Nous tentons ensuite de comprendre la fabrique de l’info, de décortiquer l’info, la viralité des réseaux sociaux etc.

  • Valentin arrive …

Valentin, c’est un des 3 salariés de la radio associative de la Mayenne et du Haut-Anjou : L’Autre Radio. Il anime des ateliers auprès de publics variés. Il va passer une dizaine d’heures avec nous. Sa première intervention en classe met les 21 jeunes à l’épreuve du micro. L’objectif étant de se présenter en binôme et d’y apporter sa personal touch !

Certains ont d’abord fanfaronné, d’autres se sont mis la pression, ou ont eu peur. Une fois devant le micro tout s’est évaporé, enfin… rien ne s’est passé comme prévu. Les plus téméraires bégaient, cherchent leurs mots, sont gênés. Quand d’autres, plus discrets, se sont révélés. On leur découvre une gouaille insoupçonnée, une aisance dans l’improvisation, l’intonation et un sens de l’humour qui promet de grands moments !

Ce premier exercice met en confiance et titille leur curiosité. On leur annonce le thème de l’émission sur laquelle ils vont travailler : le complotisme. Commence alors un brainstorming spontané, on prend note, on classe, on peaufine.

Il est temps de s’essayer à l’argumentation autour d’un débat mouvant. Valentin anime, les élèves et moi – leur prof, sommes dans la fosse pour en découdre. Tout y passe : les médias devraient être davantage contrôlés ? Les jeunes participent largement à la propagation des théories complotistes ? Les médias sont responsables… Argumenter, c’est avoir des idées, pas de faire valoir ses opinions, alors le cœur vaillant, tout le monde s’en donne à cœur joie !

Une séance sera consacrée à la découverte des différents formats radio, on écoute, on analyse la structure, on relève les caractéristiques : billet d’humeur, chronique, micro-trottoir, interview, débat, etc…

On organise une conférence de rédaction, il faut prendre les idées de chacun, trier, planifier et répartir les rôles. Valentin laisse libre choix pour désigner l’animateur de l’émission. Quelle surprise – honneur- de me voir désignée à l’unanimité : animatrice de l’émission. J’ai rechigné, ils ont insisté, j’ai accepté. Rapidement je mesure l’ampleur de la tâche, surtout la nécessité d’être à la hauteur et de tenir mon devoir d’exemplarité de façon irréprochable !

  • Chercher, écrire, dire

Les groupes constitués, les thèmes et les formats sélectionnés, il est temps de se mettre au travail. On cherche, on lit dans la presse, on écoute des podcasts, des émissions de radio, on regarde des vidéos… On collecte de l’information, on prend note, on surligne…

Il est temps de rédiger et c’est compliqué d’écrire pour l’oral… Déjà, qu’est-ce que ça veut dire? On n’écrit pas comme on parle, et voici comment déconstruire presque 10 ans d’apprentissage de la rédaction scolaire! Ils sont concentrés, appliqués, ont le souci du détail. Ils nous sollicitent, nous demandent notre avis ou des conseils régulièrement. Ils ont le souci du travail bien fait.

Nous ne dévoilerons rien du contenu de l’émission dans cet article, le podcast est accessible en cliquant sur le lien en bas de la page.
  • On air

A l’issue d’une dernière conférence de rédaction nous avons rédigé le conducteur définitif de l’émission, travaillé les transitions avec chaque groupe : nous voilà fin prêts pour l’enregistrement dans les conditions du direct. Valentin en chef d’orchestre à la table de mixage, nous autres fébriles tout aussi électrisés que stressés.

Jingle et c’est parti. Les groupes défilent au micro, ils sont ultra concentrés, on se regarde, on se fait des gestes, on se sourit. Il y a une vraie cohésion, une volonté commune de réussir cette émission

Sans vous faire plus attendre, le résultat est consultable ici : ttps://lautreradio.fr/?6096

N’oubliez pas : la vérité est ailleurs…

projet mené en lien avec le réseau art’ur

Les élèves de 1STAV2 promotion 2022/2023 : Ethan, Rozenn, Mélina, Lilou, Maria, Corentin, Ewan, Juliette, Aurélien, Sohane, Lya, Mathis, Valentin, Jeanne, Thomas, Allan, Margot, Léandre, Rafaël, Louis, Chloé.

+ Infos:

Marie Nicolic, enseignante – animatrice d’éducation socioculturelle

Lycée Agricampus Laval

marie.nicolic@educagri.fr

en collaboration avec Valentin Beucher, animateur d’ateliers radio pour L’Autre Radio : www.lautreradio.fr,